FIGURES BENEDICTINES
du mois d'avril
4 AVRIL : LE BIENHEUREUX JOSEPH BENOIT DUSMET
Abbé, puis Archevêque de Catane en Sicile.
Né à Palerme le 15 août 1818, Joseph Benoît Dusmet
poursuit ses études d'Humanités et de théologie au monastère
bénédictin de sa ville natale où il décide de se
faire moine. Il prononce ses vux le 15 août 1840. Puis, il est élu
Abbé du monastère bénédictin de Catane en 1858.
Enfin, le 22 février 1867, il est nommé évêque de
Catane, et créé Cardinal en 1889. Au cours de sa carrière,
il fait preuve d'une grande fermeté dans les temps agités de l'Eglise
en Italie. Il se montre soucieux des pauvres et manifeste son dévouement
au cours de l'épreuve du choléra et de l'éruption de l'Etna
en 1886. L'Ordre bénédictin lui doit, pour une bonne part, la
fondation du collège St Anselme à Rome et la préparation
de la Confédération bénédictine souhaitée
par le Pape Léon XIII. Il meurt à Catane le 4 avril 1894.
5 AVRIL : ST GERARD DE CORBI fondateur du monastère
de La Sauve-Majeure dans le Bordelais.
Né vers 1025, Gérard est confié par ses parents à
l'abbaye de Corbie, sa ville natale. De grandes épreuves marquèrent
sa vie et lui furent autant d'occasions de dépassement. Epreuve d'abord
de santé, qui lui valut, après avoir été ordonné
prêtre à Rome par le Pape Léon IX, d'être guéri
miraculeusement à Corbie, à l'autel de St Adalard. Son échec
comme Abbé de St Vincent de Laon l'amena à fonder en Aquitaine
le 28 octobre 1079 le monastère de la Grand-Sauve dans l'Entre-Deux-
Mers, à une trentaine de kilomètres de Bordeaux. Jusqu'à
sa mort survenue le 5 avril 1095 à La Sauve, il travailla activement
à organiser son monastère et sa congrégation, qui compte
à la fin du XIIème siècle environ 65 maisons (en France,
jusqu'en Hainaut en Belgique, en Angleterre et en Espagne). Jouissant de son
vivant d'une grande- réputation, il est canonisé le 27 avril 1197
par le Pape Célestin III.
17 AVRIL : ST ROBERT fondateur du monastère
de La Chaise-Dieu en Auvergne.
Issu d'une famille de moyenne noblesse, Robert de Turlande naît en Auvergne
à la fin du Xème siècle. Il est confié très
jeune à l'illustre Chapître de St Julien de Brioude. Après
de nombreuses années de vie canoniale où il exerce les fonctions
de trésorier, il est tenté par la vie monastique. Vers 1040, il
vient faire un séjour au Mont-Cassin pour s'initier à la tradition
monastique. A son retour, il s'établit le 28 décembre 1043, non
loin de Brioude, en pleine forêt, menant avec deux compagnons la vie érémitique.
Assez vite, les vocations affluent et il adopte la Règle de St Benoît.
L'action la plus frappante menée par Robert est la création d'une
cinquantaine de prieurés, tous centres de vie religieuse, répandus
dans tous les diocèses du Massif Central. Attentif aux besoins des pauvres
et des malades, il meurt le 17 avril 1067. Il est l'objet d'un culte populaire
reconnu officiellement par le Pape Alexandre II et fixé au 24 avril,
jour de ses obsèques.
21 AVRIL : ST ANSELME Abbé du Bec-Hellouin
en Normandie, puis archevêque de Cantorbéry en Angleterre.
Issu d'une famille de la noblesse féodale, Anselme naît en 1033,
à Aoste, dans le Piémont en Italie. Attiré de bonne heure
par la vie monastique, il essaie en vain d'obtenir l'autorisation paternelle.
A 22 ans, il s'enfuit de chez lui et entre, en 1060, à l'abbaye du Bec-Hellouin,
où il est séduit par l'enseignement de Lanfranc, prieur de la
communauté. Devenu Abbé de ce monastère en 1079, il exerce
une grande influence sur ses moines et les évêques de Normandie
et de Grande-Bretagne par ses enseignements et ses écrits. Il se met
à la recherche d'une meilleure intelligence de la foi, grâce à
une méthode scolastique, décisive pour l'avenir de la théologie.
Elu archevêque de Cantorbéry en 1093, il doit, malgré son
amitié personnelle pour le roi d'Angleterre, lutter en faveur de la liberté
religieuse de son Eglise. Il meurt, au matin du Mercredi Saint, le 21 avril
1109.
23AVRIL : ST ADALBERT DE PRAGUE l'apôtre
des Slaves.
Né en Bohême d'une famille tchèque vers 956, il reçut
son nom germanique de l'évêque Adalbert de Magdebourg, qui le confirma.
Il fut ordonné évêque de Prague à Vérone en
983. Peu fait pour la lutte, il quitta la Bohême et se fit simple moine
au monastère des Sts Boniface-et-Alexis sur le Mont Aventin, à
Rome. A deux reprises, il voulut reprendre sa charge épiscopale, mais
dut l'abandonner chaque fois. Ses prédications en Pologne, en Prusse,
en Hongrie et même en Russie, furent fructueuses. Ainsi l'appela-t-on
"l'apôtre des Slaves". La Providen lui ménagea
deux joies : celle de baptiser St Etienne Roi de Hongrie, puis de fonder l'abbaye
tchèque de Brenov. Il fut livré au martyre le 23 avril 997 par
les Prussiens près de Dantzig (Gdansk) et canonisé le 2 décembre
999.
26 AVRIL : ST PASCHASE RADBERT Abbé de
Corbie.
Né vers 790, dans la région de Soissons, éduqué
par les moniales de Notre-Dame en cette ville, Paschase entre à l'abbaye
de Corbie où il est formé par l'Abbé Adalard. Devenu maître
d'école et collaborateur de l'Abbé Wala, il prend part à
la fondation de l'abbaye de Corwey en Saxe en 822. Puis, élu Abbé
de son monastère d'origine en 843, il renonce très tôt à
cette charge pour se retirer à l'abbaye St Riquier. Théologien
érudit, il est le premier à composer un traité doctrinal
sur l'Eucharistie qui le range parmi les grands témoins de la foi de
l'Eglise sur ce mystère. Savant exégète, il commente en
12 livres l'Evangile de St Matthieu en s'inspirant des Pères de l'Eglise.
Il termine ses jours à Corbie comme simple moine, se consacrant aux activités
intellectuelles. Il meurt vers 865.