FIGURES BENEDICTINES du
mois de février
3 FEVRIER : ST ANSCHAIRE OU OSCAR, l'apôtre
du Nord.
Né près d'Amiens en 801, Anschaire est éduqué par
les bénédictins de Corbie en Picardie. Devenu religieux bénédictin,
il est envoyé au monastère de Corwey ou Nouvelle Corbie en Saxe
où il est maître de l'école monastique. A partir de 826,
il est missionnaire et entreprend de nombreux voyages d'évangélisation
au Danemark, en Allemagne du Nord, en Suède et en Norvège. Entre
temps il est nommé premier évêque de Hambourg (832), puis
de Brême (847), et enfin Légat du Pape en Scandinavie. Tout au
long de sa vie, il se révèle homme de prière intense, aimant
la solitude et le recueillement. Il meurt à Brême le 3 février
865, après une douloureuse maladie.
4 FEVRIER : LE BIENHEUREUX RABAN MAUR,
précepteur de la Germanie.
Né à Mayence vers 784, Raban Maur est offert très jeune
au monastère de Fulda en Allemagne. Diacre en 801, il est envoyé
suivre les leçons d'Alcuin à St Martin de Tours. De retour à
Fulda, il devient maître d'école et bibliothécaire. Il est
ordonné prêtre en 814. A cette époque, il écrit de
nombreux commentaires de la Bible, inspirés par les Pères de l'Eglise.
En 822, il est élu Abbé de Fulda tout en continuant de diriger
1'école. Il achève la construction de la grande église,
fait venir des reliques. A la suite de remous politiques, il donne sa démission
en 842. Puis, quelque temps après, il devient archevêque de Mayence,
réunit plusieurs conciles réformateurs. Il meurt le Il Février
856, laissant une oeuvre considérable. On lui attribue l'hymne de Pentecôte
: "Veni Sancte Spiritus".
1 0 FEVRlER : SAINTE SCHOLASTIQUE, sur
de Saint Benoît.
Scholastique naît à Nursie (Ombrie) vers 480. St Grégoire
le Grand, dans ses Dialogues, nous rapporte qu'elle s'était consacrée
à Dieu dès son enfance et qu'elle avait l'habitude de venir voir
son frère au Mont-Cassin, une fois l'an. Les deux saints se rendaient
dans une dépendance du monastère et se séparaient à
la tombée de la nuit, car, selon la règle, l'Abbé ne pouvait
pas passer la nuit dehors. Or, au soir de leur dernière rencontre, elle
obtient par sa prière qu'un orage violent les oblige à demeurer
sur place pour prolonger, la nuit durant, leur entretien spirituel. Trois jours
après, comme Benoît était au monastère, il vit l'âme
de sa soeur, sous la forme d'une colombe, monter vers le ciel. Il comprit alors
qu'elle avait quitté cette terre et envoya chercher le corps pour qu'il
soit placé dans le tombeau qu'il s'était préparé
pour lui-même. '11 arriva ainsi, conclut le récit, que ceux dont
l'esprit avait été uni en Dieu ne furent pas séparés
même dans leur sépulture. "(Dialogues, II, 34)
12 FEVRlER : ST BENOIT D'ANIANE, réformateur
du monachisme bénédictin.
Benoît, de son vrai nom Witiza, naît vers 750 en Aquitaine. Fils
du Comte wisigoth de Maguelone, il est envoyé, très jeune, à
la cour de Pépin le Bref où il devient échanson de la Reine.
A la suite d'un accident survenu à la campagne d'Italie (774), il décide
de se consacrer à Dieu. De retour en France, il gagne le monastère
de St Seine en Bourgogne, où il s'adonne à une ascèse rigoureuse.
Bientôt, il quitte cette communauté et se retire à Aniane
(Hérault) dans une propriété familiale où il fonde,
à son tour, un monastère. Tempérant progressivement ses
austérités, il adopte pour sa communauté la Règle
de St Benoît. Avec l'appui de Louis le Pieux, il réforme les monastères
du Midi et préside bientôt à Aix-la-Chapelle, en 817, une
grande assemblée d'Abbés où il propose l'observance unique
de cette Règle pour tous les monastères de l'empire carolingien.
Il meurt à Inden, aujourd'hui Cornelimünster, près d'Aix-la-Chapelle,
vrai foyer de vie spirituelle et de réforme monastique, le 11 février
821.