1er JANVIER : LE BIENHEUREUX
GUILLAUME DE DIJON, un réformateur clunisien.
Né en 962 près de Novare (Italie du Nord), Guillaume
était le fils du Duc de Volpiano. Il fut élevé dans un
monastère. Il devint bénédictin à Locedio, à
proximité de Verceil, puis passa en 987 à Cluny, au temps de St
Mayeul. Envoyé pour restaurer l'abbaye Sainte-Bénigne de Dijon,
il en fit un centre d'expansion de l'observance clunisienne en Bourgogne, en
Lorraine, en Normandie et dans le nord de l'Italie. Doux envers les pauvres,
il se montra ferme à l'égard des grands. Vers la fin de sa vie,
il fonda l'abbaye de Fruttuaria en Piémont et reconstruisit celle de
Fécamp où il mourut en 1031.
2 JANVIER : St ADALARD,
Abbé du Monastère de Corbie, en Picardie.
Né vers 753, Adalard est le petit-fils de Charles Martel et neveu de
Pépin le Bref. Fuyant la cour et ses dangers, il entre à 20 ans
à l'abbaye de Corbie, au diocèse d'Amiens. Après un séjour
au Mont-Cassin, il doit rentrer à Corbie et est élu Abbé
de la communauté. Charlemagne, son cousin, l'appelle auprès de
lui et en fait son conseiller. Rentré une nouvelle fois à Corbie
après la mort de l'empereur, Adalard est exilé sans raisons valables
à l'île de Noirmoutier par Louis le Débonnaire. Rétabli
dans sa charge en 821, il fait construire le monastère de la Nouvelle
Corbie ou Corwey, au diocèse de Paderborn, en Allemagne. C'est au retour
d'une visite à cette abbaye qu'il meurt, saisi par la fièvre,
le 2 janvier 827.
12 JANVIER : St BENOIT
BISCOP, fondateur des monastères de Wearmouth et de Jarrow en Angleterre.
Né vers 629 d'une famille noble de Northumbrie, Benoît
prend l'habit monastique au monastère de Lérins et est nommé
Abbé de St Pierre et St Paul de Cantorbéry. Attiré par
sa patrie, il y fonde, sur les bords de la Mer du Nord, les deux monastères
de Wearmouth et de Girwy, appelé plus tard Jarrow. Grâçe
à ses nombreux voyages et pèlerinages à Rome d'où
il rapporte livres et traditions liturgiques, il est considéré
comme l'un des meilleurs représentants du courant culturel romano-bénédictin
dans l'Eglise anglo-saxone. Au cours de ses trois dernières années,
tombé en paralysie, Benoît supporte ses infirmités avec
beaucoup de patience et de sérénité. Il meurt le 12 janvier
690.
15 JANVlER : ST MAUR ET
ST PLACIDE, disciples de St Benoît.
Originaires tous deux de Rome, nous les connaissons par l'épisode que
nous rapporte le Pape St Grégoire le Grand dans le livre II des Dialogues.
Un jour, tandis que l'homme de Dieu se tenait en cellule, il eut soudain la
révélation que le jeune Placide était tombé dans
le lac. Aussitôt, St Benoît appela Maur et lui ordonna d'aller au
secours de Placide, entraîné par le courant. Maur se rendit donc
au lac, marcha sur les eaux sans s'en rendre compte et ramena sain et sauf le
jeune homme au monastère. Saisi d'admiration par ce prodige, il rapporta
ce fait à St Benoît. Celui-ci attribua cet événement,
non à ses propres mérites, mais à l'obéissance de
son disciple. Maur protesta en disant qu'il n'était pour rien dans cet
acte accompli de façon inconsciente. Plaçide termina en disant:
"Lorsque j'ai été tiré de l'eau, j'ai vu planer au-dessus
de ma tête la melote (manteau) du vénérable Benoît
et c'est elle qui m'a sauvé du naufrage".
30 JANVIER : LE BIENHEUREUX
COLUMBA MARMION,
3ème Abbé du monastère de Maredsous en Belgique. Dom
Marmion naît à Dublin, en Irlande, le 1er Avril 1858. Au sortir
de ses Humanités chez les Jésuites, son évêque l'oriente
vers le Séminaire. De là il est envoyé à Rome pour
y achever ses études au collège de "La Propagande".
Il est ordonné prêtre à Rome le 16 Juin 1881. Une visite
au Mont-Cassin, une autre à Maredsous, lui révèlent sa
vocation bénédictine. Après les débuts de son ministère
comme vicaire, il entre à Maredsous le 21 Novembre 1886. Sous le nom
de Columba, il fait sa profession monastique le 10 Février 1888. Très
vite, il est appelé au dehors pour prêcher des retraites et des
récollections.
Ses ouvrages de spiritualité vont connaître bientôt un large
succès. Le 28 Septembre 1909, il est élu Abbé de la communauté
qui compte alors plus de 100 moines. Il y sera un incomparable maître
spirituel et directeur d'âmes. Après les célébrations
du cinquantenaire de son abbaye en 1922, il songe à démissionner,
mais, frappé par la maladie, il meurt le 30 Janvier 1923. Il n'a pas
encore 65 ans. Il est béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 Septembre
du Jubilé de l'an 2000.