FIGURES BENEDICTINES du
mois d'octobre
3 Octobre : St GERARD, fondateur du monastère
de Brogne en Belgique.
Né à la fin du IXème siècle près de Namur,
Gérard fonda grâce à ses biens familiaux un monastère
à Brogne où il fit profession religieuse en 919. Ayant obtenu
de l'abbaye St Denis de Paris quelques reliques et le concours de quelques moines,
il en devint l'Abbé en 923. La qualité de l'observance qu'il y
fit prévaloir attira l'attention des grands de ce monde qui firent appel
à lui pour rétablir la discipline monastique dans de nombreuses
communautés. Il introduisit la réforme à Gand (St Bavon),
en Hainaut et Picardie (St Bertin), ainsi qu'en Normandie (Fontenelle, Mont-St
Michel). Celle-ci s'opéra sous la forme d'un retour à la Règle
de St Benoît dans l'interprétation qu'en avait donnée St
Benoît d'Aniane. Les trois principes sur lesquels elle se fondait étaient
: le rétablissement de l'Abbé choisi parmi les moines, un strict
respect de la discipline et une saine gestion du temporel des monastères.
Gérard s'éteignit doucement le 3 octobre 959 et fut canonisé
par le Pape Innocent II en 1131.
9 Octobre : St GOSSUIN,
Abbé du monastère d'Anchin dans le Nord, près de Douai.
Natif de la ville de Douai vers 1086, Gossuin est envoyé à Paris
pour étudier la philosophie. Il y suit les leçons d'Abélard.
Rentré à Douai, il y est pourvu d'un canonicat au chapître
St Amé. La vie canoniale ne répondant pas à son idéal,
il entre vers 1116 au monastère d'Anchin que dirige Alvise. Ordonné
prêtre en 1118, il est chargé de la formation des novices. Puis,
il est envoyé réformer l'abbaye St Crépin de Soissons.
De là, il est appelé comme prieur à l'abbaye St Rémi
de Reims.
Lorsque l'Abbé Alvise devient évêque d'Arras en 1130, il
est choisi pour lui succéder à la tête d'Anchin. L'abbaye
est alors en pleine prospérité. Sous son impulsion, le scriptorium
connaît une grande activité. Une douzaine de moines copient les
uvres des Pères et d'autres traités, en les enluminant.
Lui-même lit avec beaucoup d'entrain les uvres de St Grégoire
le Grand, les amenant avec lui dans ses déplacements. Il meurt le 9 octobre
1165, laissant le monastère bien organisé et bien peuplé.
Son culte reste local et ne connaît pas d'expansion.
12 Octobre : St WILFRlD, Abbé du monastère
de Ripon, archevêque d'York en Angleterre.
De famille noble, Wilfrid naquit en Northumbrie vers 634. Il entra à
l'abbaye de Lindisfarne où il resta quelque temps. Puis, il se rendit
en pèlerinage à Rome et passa quelques années en Gaule.
Revenu dans son pays, il devint Abbé du monastère de Ripon près
d'York, où il introduisit les coutumes liturgiques romaines et la Règle
de St Benoît. Bientôt, élu archevêque d'York, il eut
à subir l'exil et l'emprisonnement, mais fut, à deux reprises,
réhabilité par Rome. Il se rendit également comme missionnaire
chez les Frisons et les Saxons, préparant ainsi les voies à St
Willibrord. Il mourut le 12 octobre 709 ou 710.
31 Octobre : St WOLFGANG, moine au monastère
d'Einsiedeln, évêque de Ratisbonne et Abbé de St Emmeran
en Bavière.
Né à Pfulligen en Souabe vers 925, Wolfgang est élevé
au monastère de Reichenau sur le lac de Constance et prend l'habit monastique
à l'abbaye d'Einsiedeln où il est ordonné prêtre.
Puis, après son apostolat missionnaire en Hongrie, il est élu
évêque de Ratisbonne. Tout son épiscopat est imprégné
de l'esprit de St Grégoire le Grand par son sens liturgique, sa prédication,
son dévouement à ses diocésains, son amour des pauvres.
En outre, il réforme les monastères, les communautés de
chanoines, et s'emploie à promouvoir l'instruction des clercs. Pieux
et dévoué à Dieu, il meurt à Puppingen, près
de Linz, en Haute- Autriche, le 31 octobre 994. Il est canonisé le 7
octobre 1052 par le Pape Léon IX.