FIGURES BENEDICTINES du
mois de septembre
2 Septembre : LE BIENHEUREUX AMBROISE-AUGUSTIN
CHEVREUX dernier Abbé général de la Congrégation
de Saint-Maur.
Né le 13 février 1728 à Orléans, Ambroise Chevreux
fait profession monastique à l'abbaye St Florent de Saumur le 14 mai
1744. Il séjourne ensuite à l'abbaye St Germain-des-Prés
à Paris. A partir de 1763, il occupe d'importantes fonctions dans son
Ordre. Elu supérieur général à l'unanimité
en 1783 et 1788, il soutient les droits de son Ordre contre les prétentions
de la commission des réguliers, et essaie de maintenir l'idéal
monastique à l'intérieur des maisons de l'Ordre. Arrêté
en août 1792 avec son neveu Dom Louis Barreau de la Touche et Dom René-Julien
Massey, il est incarcéré au couvent des Carmes à Paris.
Il y est massacré le 2 Septembre 1792, ainsi que la plupart de ses compagnons
de captivité. Il est béatifié avec 190 autres martyrs par
le Pape Pie XI le 18 Octobre 1926.
10 Septembre : ST AMBROISE-EDOUARD BARLOW, martyr
en Angleterre au XVIIème siècle.
Né à Manchester en 1585, Ambroise Barlow alla faire ses humanités
à Douai chez les Jésuites. En 1610, il fut envoyé à
Valladolid pour y étudier la philosophie et la théologie. Puis,
il revint au monastère St Grégoire de Douai où il fit profession
monastique en 1616. Ordonné prêtre peu après, il est envoyé
comme missionnaire dans son pays natal, le Lancashire. Pendant 24 ans, il s'adonna
à un ministère difficile tout en se ménageant de longues
périodes de solitude. Au cours de la guerre civile sous Charles 1er,
il fut arrêté au milieu de ses fidèles le jour de Pâques
1641. Son procès s'ouvrit le 7 septembre suivant. Il fut condamné
à la pendaison. Il souffrit la peine capitale avec une remarquable fermeté,
le vendredi 10 septembre 1641. Le 25 octobre 1970, il fit partie des 40 martyrs
d'Angleterre et du Pays de Galles canonisés par le Pape Paul VI.
16 Septembre : LE BIENHEUREUX VICTOR III, ancien
Abbé du Mont-Cassin.
Né à Bénévent vers 1027 d'une famille noble d'origine
lombarde, Victor se fit ermite près du monastère de Cava, dans
la région de Naples. Puis, après plusieurs essais, il entre à
l'abbaye du Mont-Cassin sous le nom de Didier. Il est élu en 1058 Abbé
de la communauté pour succéder à Frédéric
de Lorraine qui vient d'être élu Pape sous le nom d'Etienne IX.
Il restaure complètement son abbaye et la dote d'une grande église,
consacrée le 1er Octobre 1071 par le Pape Alexandre II. Apprécié
pour ses remarquables qualités, il est nommé Cardinal en 1059.
A la mort du Pape Grégoire VII, il est l'objet du choix des Cardinaux,
mais il s'éclipse et retourne au Mont-Cassin. Au bout d'un an, à
l'Ascension 1087, il accepte définitivement son élection. Mais,
quelques mois après, il décède au Mont-Cassin le 16 septembre
1087.
17 Septembre : STE HILDEGARDE, Abbesse du monastère
St Rupert à Bingen en Allemagne. Issue d'une famille de petite noblesse
rhénane, Hildegarde est offerte à Dieu par ses parents à
l'âge de huit ans. Vivant d'abord auprès d'une recluse avec d'autres
jeunes filles, elle devient Abbesse en 1136 et fonde en 1150 son propre monastère
St Rupert à Bingen. Versée dans les sciences naturelles et médicales,
elle est surtout gratifiée de lumières surnaturelles qu'elle mit
par écrit. Elle mène à la fois la vie d'une Abbesse, dont
tous louent la gestion, celle d'un écrivain et celle d'une prophétesse
engagée dans les combats de son temps. A plusieurs reprises, elle parcourt
l'Allemagne, prêchant en public, visitant les monastères, exhortant
partout les hommes à la piété, admonestant les prêtres
indolents et corrompus. Elle reçoit la visite de St Bernard qui approuve
la teneur de ses écrits. Elle meurt le 17 septembre 1179 dans le monastère
qu'elle a fondé.
24 Septembre : ST lSARN, Abbé du monastère
St Victor à Marseille.
Originaire de Toulouse, Isarn reçoit sa première éducation
chez les chanoines réguliers de Frédelas, puis de St Antonin à
Pamiers dans l'Ariège. Il entre au monastère St Victor à
Marseille, alors en pleine prospérité. Il se fait vite remarquer
par sa ferveur et est nommé prieur de la communauté. Lorsqu'il
fallut élire un nouvel Abbé en 1021, l'Abbé de Montmajour
qui présidait l'élection demanda l'avis du plus jeune des petits
oblats, et celui-ci désigna Isarn, un choix qui fut aussitôt ratifié.
Son austérité de vie stupéfait ses contemporains, et son
ami Odilon de Cluny aimait à le plaisanter à ce sujet. Il se rendit
en Espagne pour y racheter des moines de Lérins capturés par les
Sarrasins au cours d'une razzia. Mais il était déjà malade,
et mourut, peu après son retour, le 24 septembre 1043, laissant à
ses fils l'exemple d'un "esprit pacifique et joyeux", pour reprendre
les termes mêmes de son épitaphe.